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L'approvisionnement : les repas

Les écrits anciens et les témoignages plus récents concordent : on mange en 1950comme au XVIe. L’autosuffisance reste la règle jusqu’au milieu de XXe siècle. La survie est conditionnée par une économie rigoureuse, gaspillage et négligence sont sanctionnés par la disette, la dernière grande famine landaise date de1850.

Témoignages 

«Je suis née en 1920, nous avons mangé comme ça au moins jusqu’en 60.  À midi, on mangeait à l’école, souvent on partageait une boîte de sardines entre trois ; il n’y avait pas de cantine, mais l’hiver chaque restaurant à tour de rôle nous faisait la soupe, on était contentes, c’était payé par la commune et c’était chaud. On mangeait sous le préau, on se dépêchait de manger tellement on avait froid. Au retour de l’école, on avait faim ! On frottait du pain avec de l’ail et on le trempait dans le sel, on mangeait ça. On cuisinait beaucoupàla graisse de porc et d’oie, un peu à l’huile, mais il fallait l’acheter.Quand on vendait un veau au boucher, en plus du prix il donnait la tête et de quoi faire un sauté, on cuisait tout au bois.Avec ma grand-mère, on ramassait tout ce qu’on trouvait comme champignons, elle en faisait des sauces et c’était bon, on en mangeait presque toute l’année.

Le pâtissier, M. Salis ne faisait que des choux à la crème, il venait pour les vendre à Pontenx après la messe ». 

L’obsession d’assurer les trois repas quotidiens est la responsabilité de la dauna. Malgré la parcimonie, de la qualité de sa table dépend sa réputation.

Par « qualité», il faut entendre ici  « quantité ». On fait chère de tout : les enfants sont commis au ramassage des châtaignes, des fleurs d’acacia pour les beignets et liqueurs, des nèfles, du fruit de l’églantier, des pissenlits, des« cargols » (escargots) et autres régals sauvages comme les « petits oiseaux», car tout le monde braconne… On met tout ça en conserve dans la graisse, ou on le sèche à la cheminée, ou le sale, on vend le surplus au marché ou on l’échange.

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