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Les grèves

Les premières revendications des gemmeurs locaux remontent à1836,mais ne deviennent actives qu’à partir de1850. Dans un premier temps, ils revendiquent pour un revenu fixe et équitable, en échange de leur travail, ils veulent :« … Faire cesser le partage irrégulier des récoltes des résines ».Les résiniers font grève sporadiquement à Escource, Sainte-Eulalie, Mimizan, Sabres, Lit et Mixe, Herm en1848,1868,1885… Il y a 32 syndicats en1906. 1907est marqué par les manifestations les plus dures de ce soulèvement, les « Rouges » mènent une guerre sans merci contre l’égoïsme des propriétaires. Ces derniers qui détiennent tous les pouvoirs le leur font chèrement payer.

Témoignages 

En cas d’accident, si un gemmeur ne peut plus travailler, il n’a droit à aucun dédommagement ni compensation, le propriétaire n’a aucune obligation légale à son égard, d’ailleurs, il s’empresse, sauf exception, de mettre à la porte la famille encombrante d’un employé devenu inutilisable... C’était jeter sur les routes une veuve chargée de famille… Sans travail, sans toit, il en fallait du courage pour s’en sortir ! D’autant que, n’étant pas salarié, le gemmeur n’a pas droit non plus aux allocations familiales. C’était le moyen âge au XXe siècle et tout le monde trouvait ça normal.Les grévistes, c’étaient des durs, ils y croyaient. Ils auraient préféré crever que de céder, ils jouaient leur vie et celle de leurs enfants dans cette affaire. Aux manifestations, il y avait les gendarmes avec des fusils et en face les grévistes armés de bâtons, tambour en tête, ils étaient déterminés. Ils ne se laissaient pas faire, pourtant il y avait des arrestations, mon père a pris six mois fermes pour violences à gendarmes, en 1907, il était fier d’avoir fait de la prison pour les gemmeurs. Quand ils sont sortis de prison, on leur a fait un arc de triomphe.

On résinait en groupe parce qu’on était au syndicat : on gagnait tous pareil, parce qu’on partageait le rendement, même si on faisait plus, c’était aussi partagé. Le syndicat était très actif, mon père était socialiste, il y avait aussi des communistes. Pour eux, la solidarité n’est pas un mot creux, par exemple, quand à Mimizan ils ne s’en sortent pas, le syndicat de Sainte-Eulalie vote une contribution de 150 francs par solidarité avec les grévistes de Mimizan.

Les revendications de 36 c’était différent, il fallait « améliorer les conditions de vie » on ne savait même pas ce que ça voulait dire » !

Pontenx dépourvu de forêts domaniales, bien que cerné par les grévistes est épargné par les mouvements, cependant, à plusieurs reprises, dont le 9 mars1907, des réunions syndicats/propriétaires sont organisées àPontenx,en terrain neutre.

Après la guerre, le mouvement s’accélère pour exploser en1934.Les revendications visent à procurer au gemmeur les conditions accordées à tous les travailleurs français : congés payés sécurité sociale, allocations familiales… ce que les propriétaires ne peuvent admettre. Le syndicat de Sainte-Eulalie décide de ne commencer la campagne qu’après avoir obtenu satisfaction et les communes voisines suivent, le « Syndicat chrétien des ouvriers et employés des industries landaises du bois, des résineux et dérivés » plus simplement le « SOEI » affilié à la CFTC est créé àPontenx.

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