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L'évolution des productions

Au fil du temps, des entreprises s’installent, passent de père en fils ou disparaissent, plus ou moins significatives, la plupart de ces activités se répercutent sur plusieurs siècles, certaines restent anecdotiques.

Les sangsues

Elles offrent un revenu supplémentaire, car les sangsues de nos marais se vendent fort bien aux bourgeois de la ville, coutumiers du « coup de sang ». On les exporte aussi vers les pays du Nord. En1825ce commerce est encore florissant puisqu’un procès oppose Barthélémy Berque à : « Un fermier de la pêche aux sangsues et aux poissons dans les étangs de la commune». Pour les récolter, il suffit de… mettre ses pieds ou ceux des vaches dans l’étang, détacher soigneusement la récolte et la porter au marchand.

Les poissons

Le marquis de Gombault vend les poissons de son étang, la Cie reprend cette activité qui doit être assez lucrative puisqu’elle en fait régulièrement livrer à Bordeaux en1839.

Le miel

Il faut attendre le règne de Louis XVI pour voir importer des îles la canne à sucre qui sera supplantée par le sucre de betterave. Les Pontenais ont tardivement accès à ces produits et le miel est le seul « sucre » utilisé jusqu’à la Grande Guerre. Peut-être avons-nous inventé la cuisine sucrée-salée ? Le travers de porc grillé badigeonné de miel est un très ancien classique de la cuisine landaise.

Les « apiès » (groupe de ruches locales archaïques) de plus de 200 ruches sont courants : en1774,à sa mort, le curé dePontenxlaisse « cent quinze ruches distribuées et trois apiès ».

Jusqu’au XXe siècle, l’énorme production de miel des Landes est exporté en Hollande et vers les pays nordiques... la vente de la cire est intéressante car les chandelles et les cierges coûtent fort cher  « Quand les mouches à miel font des essaims, elles peuvent produire jusqu’à trente ou quarante livres de revenu par an »,  d’après l’abbé Daugey.

À Pontenx,grâce à nos forêts, la tradition d’élever des abeilles se maintient, outre plusieurs apiculteurs amateurs, les « ruchers du Born » et l’entreprise Duport, commercialisent une production significative de père en fils.

Carrières de sable

Elles ne sont plus exploitées vers1930, il semble qu’elles suffisaient à la consommation locale, sans plus.

La tourbe

« Par l’heureuse idée du traitement du fer à la tourbe, on est parvenu à obtenir une qualité de fer supérieure et déjà fortement appréciée du commerce », écrivait M. Mareschal en1833. Mr Élie Baché, comptable aux forges, précise : « À Pontenx, nous n’avons pas connu d’autre exploitation qu’à la Tareyre », en1836, MM. Broustaud Dupouy et Bazille extraient de la tourbe pour la Cie des Landes. Cette exploitation, située à un kilomètre de l’usine, d’une contenance de cinq à six hectares, est exploitée jusqu’à1912. On veut l’utiliser de nouveau pendant la guerre, le bois et la main-d'œuvre faisant défaut, mais la carrière est épuisée. Cependant, en1980Raymond Salvat propriétaire à Canteloup reçoit l’autorisation d’exploiter la tourbe de sa propriété pour la production de pin maritime en motte. Matière non renouvelable protégée, la tourbe dePontenxn’est plus exploitée.

Teinturerie et tissage

Pontenx produit beaucoup de laine et les articles tricotés par nos bergers sont portés à Labouheyre pour être vendus sur les marchés de Gironde. En1886,on produit du lin sur deux hectares, il est transformé sur place puisqu’à plusieurs reprises, il est fait référence dans les archives à des tisserands, six en1830, et à des teinturiers. Tarris fils installe une teinture de tissus sur sa propriété en1846.On travaille aussi le coutil (grosse toile robuste) et le chanvre, également cultivé ici.

L’or noir

Moment historique porteur de grands espoirs : le 25 mars 1954 à 17 heures, le pétrole jaillit du sous-sol en forêt de Parentis. Entre 1954 et 1990, la société Esso-Rep extrait des volumes significatifs, on croit au nouvel âge d’or landais. Les longs convois de wagons-citernes remplacent les trains de poteaux de mines en direction de Labouheyre, puis l’estuaire.

Pontenx est situé de justesse dans le triangle de l’or noir Landais et la commune touche des redevances en fonction de la petite production de ses deux gisements, 98 francs/an pour celui de la Pendèle, celui de Bourache  donne 20 mètres cube d’hydrocarbure/jour, mais les puits tarissent rapidement.

Les nouveaux sondages effectués ne sont pas assez prometteurs pour relancer l’exploitation, mais il est possible que notre modeste production redevienne attrayante.

L’argile

Le docteur Clavé nous en parle :« On est tuiliers à Pontenx depuis la nuit des temps et cette industrie y a toujours été florissante à cause des nombreux et riches bancs argileux exploités à ciel ouvert et de la proximité d’un combustible inépuisable et presque gratuit. Les carrières d’extractions se trouvaient aux lieux dits « Jean de Crabé », du « Mounjat », des « Vignes » et de « La Barde », aux Forges et jusqu’à « Menaut ». Les communes voisines, Parentis, Escource, Ychoux, Lüe, ne possédant pas d’argile, Pontenx assure un débouché appréciable pour les centaines de milliers de pots fabriqués ici annuellement.

Au moment de l’imposition de 1829, on compte les tuileries de Gombault, celle de la veuve Fourtinon et celle de M. Brochin, la tuilerie des forges est démolie en 1850, de nombreuses familles développent ce travail en activité complémentaire, jusqu’au milieu du XIXe siècle. Chaque année, on installe de nouvelles usines, une à Vaccine, une à Mougnan, une autre aux forges… Cependant, le prix du bois trop élevé et le coût des transports limitent le développement de cette industrie, même si la fabrication des pots de résine lui apporte un nouveau souffle. La concurrence propose de meilleurs produits moins chers grâce à  la qualité de leur terre et à un équipement mécanique moderne. En1885 pour contrer cette tendance, les tuiliers pontenais, Fortinon, Mirtain, Beaurredon, Duollé, Pereire et Charavel signent entre eux un contrat où ils s’engagent à vendre « à un seul et même prix les produits céramiques… ainsi que les transports »,ce qui nous permet de connaitre les produits fabriqués ici : tuiles et carreaux simples et doubles, briques d’un pied, pain de Jacques ( tuiles pour buser les puits), briques à coins, briques gironnées (plus étroites en haut qu’en bas), donc les potiers pontenais travaillent exclusivement pour le bâtiment à cette époque. À Labarde, MM. Cessac Dubrana et Friot installent la première tuilerie mécanique à vapeur en1899,celle de la Cie des Landes est électrifiée en1953. Les dernières installations ont fonctionné chez M. Friot, au bourg jusqu’en1904et en1958 chez M. Larrouy.

Après la Première Guerre mondiale, les potiers âgés ne sont pas remplacés, seuls quelques potiers d’art reprennent les tours pour le plus grand plaisir des vacanciers et des amateurs de beaux objets artisanaux. Faute d’avoir su évoluer,P ontenx a perdu son monopole ancestral.

Témoignages 

«  Chez nous, quand on a démoli une ancienne maison de résinier, nous avons récupéré des briques lissées à la main avec des inscriptions gravées dessus, des noms des dates « Gentil, Pontenx 1809 », quelques mots, des déclarations d’amour, même un poème ! Les tuiles aussi étaient faites à la main, certaines portent la marque PX pour Pontenx, des grosses tuiles très lourdes, on y voit la main du potier imprimée dedans, les plus anciennes étaient moulées sur la cuisse, plus tard sur une forme. Il reste encore beaucoup de bancs d’argile à Pontenx, ça vaudrait peut-être la peine de les exploiter ? »

L’abattoir

C’est une des réalisations de l’équipe Caliot, une réussite du point de vue économique puisqu’il dessert aussi les communes alentours, moins heureuse au niveau sanitaire. Appelé « tuerie», il est installé en1925à 50 mètres de l’école et de l’église, à côté du presbytère, il n’a pas d’assainissement et déverse ses eaux usées directement dans le Chané, plusieurs plaintes génèrent des dératisations peu efficaces. Il est fermé le 15 août1968, en compensation, la commune crée, sans grand succès un marché aux veaux à la gare.

La laiterie

La première appartient au seigneur, reprise par la Cie aux forges. Il y en a toujours eu une à Pontenxalors qu’il en existe fort peu dans les Landes (une dizaine en 1914), elles ne produisent pas de fromage avant le milieu du XXe siècle.

A Pontenx, on fait de l’élevage de vaches d’origine bretonne, donc on produit et consomme du lait en quantité suffisante pour que certains éleveurs employent une crémière à demeure.Le besoin est tel que lorsque la laiterie ferme, la commune vend une parcelle de terrain à Guilleman pour permettre l’installation des « Laiteries coopératives de la Côte d’Argent » en1961, puis elle la rachète en1985.

Le développement de la filière bois

Depuis le XVIIIe siècle et plus intensément à partir de la fin de la résine, bien des expériences ont été tentées pour exploiter au mieux le produit de nos forêts, avec plus ou moins de succès, tel ce découvreur qui modifie la résine pour la mettre dans le moteur de sa voiture et dans sa chaudière. Toutes sont dignes d’intérêt, tant l’enjeu est important, mais la production la plus prometteuse aujourd’hui semble la maison à ossature bois qui répond à une forte demande. Deux unités industrielles s’inscrivent dans le paysage Pontenais du XXe siècle en ce qui concerne la transformation du bois. 

L’usine fondée par Jules Ducourneau en 1933, située à l’entrée de Pontenxtransforme le bois de pin en parquets et lambris procure une centaine d’emplois, elle fait depuis 1990, partie des « Établissements FP BOIS » de Mimizan. De même, la famille Pallas, longue lignée pontenaise de charpentiers, développe depuis la fin du XIXesiècle, route de Saint-Trosse une activité autour de la charpente en pin. Cette entreprise se pose en précurseur dans la fabrication de la fermette aboutée en pin maritime à partir de1970. L’établissement développe aussi un département de bardage et tuile en bois, puis se consacre à partir de2000 à la maison à ossature bois.

L’héritier de Jean Pin, (le pape de l’or vert) fait sur nos communes ses premières démonstrations en1969pour transformer la végétation des sous-bois en gaz. L’expérience se montre positive… les théories de ce précurseur trouvent un écho 40 ans plus tard… avec le projet de création de l’unité de transformation du bois de pin en granulés pour le chauffage, que construit EO2 à Piche en utilisant la biomasse comme énergie.

Ces industries, et d’autres présentent dans la région, comme les « Papèteries de Gascogne » à Mimizan, les « Bois Déroulés » à Labouheyre et Solférino ou la CECA à Parentis sont  une source d’emplois essentielle que la forêt nous offre.

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