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L'arbre

Le pin des Landes est le pin maritime (pinus pinaster). En gascon, il porte d’autres noms : « pin d’obra », le pin d’œuvre, désigne celui qui pousse lentement sur un mauvais terrain, il sera bien dur pour la menuiserie, il y a aussi le « pin de place », le plus beau, plus grand, plus rare et plus cher ; on le coupe quand il atteint 80 ans. Certains mesurent 14 pieds (4m55) de tour sur 100 pieds de bille (32 m). On rencontre encore en forêt quelques « pins bouteille » au fût déformé par les nombreuses carres qu’il a subies, ou des « pins crabèir » (crabe : chèvre), mangés et déformés par les cervidés. Le « pin franc » ou pin pignon (pinus pinea), n’est pas élevé pour l’usine : on l’appelle aussi« mèch » ou« amatge », c'est-à-dire domestique, car sa vocation est de marquer une terre libre, franche, non soumise au seigneur. On l’installe à l’entrée de la maison du maître.

Les pins de nos  forêts ne sont pas destinés à vivre vieux, on les cultive dans un autre dessin.

Tous les récits le confirment : depuis toujours des forêts anciennes de pins et de feuillus sont exploitées ici, on en tire goudron, charbon de bois et brai, le tout impossible à exporter un bon prix, faute de routes. Cependant, comme nous le rappelle Larbaigt, ce désert a toujours été productif :« Avant l’ère chrétienne, les Phéniciens et les Grecs venaient sur la côte du Sud-ouest de la Gaule et remontaient l’Adour pour s’approvisionner en matières résineuses en vue de l’entretien de leurs bateaux. Dès les temps les plus reculés, le pin maritime existait dans les forêts primitives du Sud-ouest ».Au Moyen-âge, les voyageurs témoignent de l’équilibre des landes, partagées entre« d’immenses forêts et d’immenses pacages ». Voici une relation de l’intendant de Bordeaux, Lamoignon, en1730 : « Le plus produit et le plus grand revenu qu’on tiroit autrefois des Landes étoit celui des pignadas, on nomme ainsi les plans de pins qui occupent plus des deux tiers de tout le païs, qu’on appelle Grandes et Petites Landes. L’hiver de 1709 les a faits presque tous périr, il n’est resté que les jeunes plants qui ne donneront que dans cinquante ans d’ici aucun revenu, et il n’y a que ceux qui sont au bord de la mer, à deux lieux dans les terres qui soient conservés… Il en coûte fort peu de retirer du revenu des pins et tout ce qu’on en retire se vend fort cher et est d’un grand usage ».

À l’évidence, les Landais n’ont pas eu besoin d’intervenants extérieurs pour planter du pin d’où tirer un revenu confortable et pérenne, mais il est exact que la loi de1857fait passer nos forêts de la production artisanale à l’industrie d’un seul pas. À partir de cette date, tous ensemencent la moindre parcelle, encore entre1946 et 1948, Pontenxest en tête pour les reboisements dans le canton.

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